Vivre seul, est-ce un luxe ? C’est la question soulevée par une récente étude menée par l’application de rencontres Happn, relayée par Emmanuel Lechypre sur BFMTV. Les résultats sont sans appel : être célibataire revient nettement plus cher que vivre en couple. Plus d’un célibataire sur deux affirme avoir déjà renoncé à des projets faute de moyens, qu’il aurait pu envisager s’il avait été en couple. Et parmi les freins les plus fréquents, le logement arrive en tête.
Le logement, nerf de la guerre
Près de 40 % des personnes seules déclarent avoir vu des appartements leur échapper à cause de leur statut. Les garanties demandées par les bailleurs sont souvent plus difficiles à fournir lorsqu’on n’a qu’un seul revenu. Et au-delà de l’accès au logement, le coût au mètre carré est plus élevé pour les petites surfaces, ce qui pénalise davantage les célibataires. Acheter ou louer seul, c’est donc payer plus pour moins.
Un niveau de vie déséquilibré
Les chiffres de l’Insee viennent appuyer cette réalité : pour atteindre le niveau de vie d’un couple gagnant 3.000 euros à deux, un célibataire doit percevoir 2.000 euros. Cela représente un surcoût de 27 %. Car vivre seul, c’est assumer seul les dépenses fixes : loyer, assurances, électroménager, abonnements… sans mutualisation possible. Et ce déséquilibre ne s’arrête pas là.
Moins d’aides, plus d’impôts
Les personnes seules bénéficient de moins d’allocations et d’aides sociales, tout en étant davantage imposées. Le système fiscal français, basé sur le quotient familial, favorise les foyers composés. Résultat : les célibataires paient plus, tout en recevant moins. Une double peine qui alimente le sentiment d’injustice chez ceux qui vivent seuls.
Même l’amour a un coût
La colocation peut apparaître comme une solution économique, mais elle ne convient pas à tous. Quant à la rencontre amoureuse, elle aussi peut peser sur le budget. L’étude révèle que plus de 40 % des célibataires ont déjà annulé un rendez-vous pour des raisons financières. Et même lorsqu’ils sortent, un sur deux avoue être stressé à l’idée de devoir sortir sa carte bancaire. L’amour, visiblement, n’est pas gratuit.
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